Si Netflix a su évoluer de façon remarquable, en passant de la location de DVD à distance pour devenir leader du streaming, on peut lui reprocher une chose : son manque de contenu. Pour 7$ par mois, certes, on ne saurait demander la qualité des canaux de pay per view où le moindre film coûte 8$, mais de là à régresser à la production cinématographique de la fin des années 90, il y a des limites.
Dans cette course au contenu, Netflix compte bien adopter la technique des grandes chaînes auxquelles il se confronte (HBO, CBS et compagnie), en créant un contenu haut de gamme qui lui soit propre et exclusif.
Reed Hastings l’annonçait il y a quelques mois dans son rapport trimestriel aux investisseurs :
In television…the networks (ABC, FX, etc.) have long relied upon exclusive content to differentiate among themselves. As video moves online, so too has this practice of exclusive content. Hbo has an exclusive license to recent Universal movies tha tincludes its online HBO GO, for example. Netflix has signed exclusive licenses for DreamWorks Animation, for Relativity, and others. In episodic television, exclusives are also the norm. Netflix doesn’t license « deadwood » from HBO because they see strategic value in keeping it exclusive. Netflix licenses « Mad Men » and « House of Cards » exclusively for much the same reason.
C’est partant de ce constat que l’entreprise a annoncé le lancement de Lillyhammer, une production « maison », mettant en scène un mafieux repenti qui bénéficie du programme de protection des témoins. Une série de 8 épisodes d’une heure, qui fera certainement office de beta test :






